Des alliances entre TPE/PME et entreprises de l’ESS au service du développement économique local

Comment faire pour que les PME accèdent mieux aux marchés publics lancés par les collectivités locales ? De quelle manière faciliter leurs groupements, afin d’atteindre la taille critique et leur permettre d’assembler leurs compétences, pour répondre aux besoins des acheteurs ? Et si entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) et PME ayant une offre dans le domaine de la transition écologique créaient ensemble de la valeur ? Ces problématiques, Est Ensemble souhaite les mettre en perspective et les faire avancer dans le cadre de son programme Ellipse. A l’occasion des Portes ouvertes de la commande publique 2019 organisées par Est Ensemble, le 11 avril dernier, Les Petites Rivières a animé une table ronde dans l’objectif de mettre en perspective différentes solutions proposées par les acheteurs, les réseaux et les structures de l’ESS. 

Allotissement, marchés réservés, clauses sociales d’insertion, sourcing… Dans un premier temps, Catherine Otral Vollmer (chargée des achats à la Direction des Assemblées et des Affaires Juridiques d’Est Ensemble) et Jeanne Amette (Cheffe du service des achats publics au Département de Seine-Saint-Denis) ont rappelé les grands principes du nouveau Code de la Commande publique, permettant de faciliter l’accès des TPE/PME aux marchés publics. Jeanne Amette a notamment insisté sur le rôle essentiel du sourcing pour permettre aux acheteurs de mieux appréhender les innovations sociales et environnementales dans les offres des entreprises, afin de ne pas « déconnecter les cahiers des charges de la réalité » et Catherine Otral Vollmer a complété en évoquant les possibilités représentées par les achats de faible montant pour développer des liens économiques avec les TPE/PME. 

Mathieu Alesi, directeur de l’entreprise d’insertion LIVA, au sein du Groupe ARES, a présenté ses expériences d’intervention dans le cadre de la mise en oeuvre de clauses sociales mais également lors de marchés privés. Il a appelé à dépasser la méconnaissance entre entreprises de l’ESS et PME plus classiques, pour développer des relations business entre elles. En outre, il a souligné la nécessité, pour les structures d’insertion, d’« aller au-delà de l’ADN de structure d’insertion ou d’entreprise de petite taille, pour créer de la confiance sur les métiers » en mettant notamment en avant les compétences techniques avant les plus-values en matière sociale. 

Enfin, Justine Giraud, cheffe de projet au sein du réseau INSER’ECO93, qui fédère une soixantaine de structures d’insertion sur le département (et quasiment la totalité de celles étant localisées sur Est Ensemble) a proposé une solution pour faciliter le sourcing des acheteurs : la plateforme du réseau s’est en effet transformée en marketplace depuis peu, pour valoriser l’offre des structures d’insertion locales. Elle a toutefois rappelé que si les acheteurs étaient de plus en plus convaincus de l’intérêt de recourir aux entreprises ayant un impact social ou environnemental fort, « il reste un travail de sensibilisation à faire pour convaincre les services techniques qui rédigent les marchés ». 

Ali Zahi, 5èmeVice-Président d’Est Ensemble au développement économique et artisanal et à l’enseignement supérieur, et Christian Lagrange, 6èmeVice-Président à l’eau et à l’assainissement, aux bâtiments, aux moyens généraux et aux achats publics, ont conclu en exprimant leur volonté d’aller plus loin avec le programme Ellipse. 

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